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Nécessité plus que jamais d'un partenariat étroit

La chancelière fédérale Angela Merkel accueille pour la première fois le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à la Chancellerie fédérale

La chancelière fédérale Angela Merkel accueille pour la première fois le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à la Chancellerie fédérale, © Bundesregierung/Denzel

03.06.2019 - Article

« Les États-Unis demeurent le partenaire le plus important de l'Allemagne en dehors de l'Europe », a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel qui a reçu le secrétaire d’État américain Mike Pompeo pour un entretien à la Chancellerie fédérale.

Dans un point de presse en amont de son entretien avec Mike Pompeo, la chancelière fédérale Angela Merkel a clairement indiqué sa volonté de parler d'une multitude de problèmes. Ces échanges auront lieu dans un esprit de partenariat, a-t-elle ajouté.

Le monde est rempli d'incertitudes. Nous sommes en présence d'une multitude de problèmes comme la situation en Syrie, en Libye et en Ukraine mais nous sommes avant tout confrontés à nos différends avec l'Iran concernant la politique nucléaire. La coopération dans la lutte contre le terrorisme sera également abordée lors de la rencontre, a souligné la chancelière.

Amitié germano-américaine

Les États-Unis demeurent le partenaire le plus important de l'Allemagne en dehors de l'Europe. « En témoignent notre partenariat et notre amitié de plusieurs décennies dont nous avons besoin actuellement, au XXIe siècle, plus que jamais », a affirmé Angela Merkel.

L'Allemagne et les États-Unis ont déployé un nombre considérable de troupes en Afghanistan, a souligné la chancelière. Dans ce contexte, Mme Merkel souhaite également discuter avec Mike Pompeo de la situation sur place.

L'Alliance transatlantique compte parmi les piliers de la politique étrangère et de sécurité allemande.

Trois questions que Berlin et Washington souhaitent aborder ensemble

Heiko Maas en compagnie du secrétaire d’État américain Mike Pompeo
Heiko Maas en compagnie du secrétaire d’État américain Mike Pompeo © Xander Heinl/photothek.net

Le chef de la diplomatie allemande a reçu ce vendredi (31 mai) le secrétaire d’État américain à Berlin. Leur entretien a porté essentiellement sur les foyers de tension en politique étrangère, qui rendent le monde de plus en plus dangereux, ainsi que sur les possibilités pour l’Allemagne et les États-Unis de trouver des solutions communes. Voici ce dont tous deux sont convenus :

Paix pour l’Ukraine

L’Allemagne et les États-Unis restent solidaires aux côtés de l’Ukraine. La veille même de la visite du secrétaire d’État à Berlin, M. Maas était en déplacement à Kiev. Pour Berlin comme pour Washington, il est clair que les accords de Minsk sont et restent le fondement de la paix. Toutes les parties doivent respecter les règles fixées dans ces accords. Dans ce contexte, de nouveaux entretiens en format « Normandie » (Allemagne, France, Ukraine et Russie) devraient avoir lieu dans les meilleurs délais.

Négociations de paix pour l’Afghanistan

L’Allemagne et les États-Unis s’emploient ensemble à lancer un nouveau processus de paix pour l’Afghanistan. Des négociations sont également menées à cet effet avec des représentants des talibans, ce qui constitue un pas important du point de vue allemand. Il s’agit maintenant de donner le coup d’envoi d’entretiens directs entre le gouvernement afghan et les talibans. L’Allemagne est prête à soutenir cette voie par les canaux diplomatiques.

Le ministre allemand et son homologue américain ont décidé de coopérer étroitement dans ce sens.

Échange de vues sur la situation au Proche-Orient

La situation au Proche et Moyen Orient a également été au menu de cet entretien à Berlin. L’Allemagne et les États-Unis sont du même avis : il est primordial pour la sécurité de la région que l’Iran n’entre pas en possession de l’arme atomique. À ce sujet, M. Maas a souligné face à son interlocuteur que, selon les Européens, l’accord sur le nucléaire iranien était le meilleur moyen d’y parvenir. En effet, l’accord de Vienne a concrètement empêché Téhéran de se doter d’armes nucléaires. Tant que Téhéran se conforme aux règles convenues, l’accord contribue donc à la sécurité de la région, a insisté M. Maas. Les deux responsables ont décidé de rester en contact étroit sur ce thème.

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