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Angela Merkel défend son bilan au Bundestag

Le Bundestag doit définitivement adopter ce soir le budget allemand pour 2018, retardé par la formation du gouvernement. Le débat parlementaire est traditionnellement l’occasion d’un débat général sur la politique gouvernementale.

Le Bundestag doit définitivement adopter ce soir le budget allemand pour 2018, retardé par la formation du gouvernement. Le débat parlementaire est traditionnellement l’occasion d’un débat général sur la politique gouvernementale., © Dpa/pa

05.07.2018 - Article

Cent jours après la formation de son gouvernement, la chancelière a défendu le travail accompli devant les députés. L’avenir de l’Allemagne dépend étroitement de l’Europe, de l’ordre mondial et de la révolution numérique, a-t-elle souligné.

Les traits tirés portaient la trace des débats sur la politique migratoire qui ont tenu l’Allemagne et l’Europe en haleine ces dernières semaines. Mais tous étaient là, au travail, et prêts à défendre leur action. Dans le cadre du débat budgétaire au Bundestag, la chancelière et les ténors de la majorité ont défendu mercredi le bilan des trois premiers mois du gouvernement Merkel IV face à l’opposition.

100 jours au gouvernement

« Voilà un peu plus de cent jours que le gouvernement a été formé, et nous avons déjà fait avancer beaucoup de dossiers », a affirmé Angela Merkel. Et la chancelière de citer : un taux de chômage au plus bas depuis la Réunification, une nouvelle hausse des retraites, un budget sans déficit pour la quatrième année consécutive, la hausse du salaire minimum ou encore l’accord sur de nouveaux allègements financiers pour les familles et sur l’aide à la construction de logements sociaux.

Andrea Nahles, la présidente du SPD et de son groupe parlementaire au Bundestag, a poursuivi l’énumération avec énergie. Elle a évoqué, elle aussi, un bon début de mandat et des résultats concrets : la fin de l’interdiction de coopération entre État fédéral et länder en matière éducative, la politique des retraites et le projet de loi sur le droit au retour à un emploi à plein temps après un temps partiel. Sans oublier les propositions franco-allemandes pour réformer l’Europe.

L’accord de coalition a pour titre « Un nouvel élan pour l’Europe, une nouvelle dynamique pour l’Allemagne et une cohésion nouvelle pour notre pays », a-t-elle souligné. C’est sur cette formule que le gouvernement sera jugé.

Politique migratoire

Mercredi 4 juillet au Bundestag. De g. à dr. : Horst Seehofer (assis), ministre de l’Intérieur, Peter Altmaier, ministre de l’Économie, Ursula von der Leyen (de dos), ministre de la Défense et Angela Merkel.
Mercredi 4 juillet au Bundestag. De g. à dr. : Horst Seehofer (assis), ministre de l’Intérieur, Peter Altmaier, ministre de l’Économie, Ursula von der Leyen (de dos), ministre de la Défense et Angela Merkel.© Dpa/pa

Angela Merkel, de son côté, a aussi replacé la situation allemande dans le contexte international. L’Europe, l’évolution de l’ordre international et la révolution numérique : telles sont, à ses yeux, les clés de l’avenir du pays.

Or, l’Europe joue actuellement son avenir sur la gestion de la crise des réfugiés, a-t-elle réaffirmé. En dépit des divergences d’intérêts entre les États, elle doit trouver des réponses communes : des réponses « solidaires » et « réalistes », basées sur ses valeurs et sur le droit.

En Allemagne, « nous devons remettre de l’ordre dans tous les types de migrations », a ajouté la chancelière. Ce n’est pas aux réfugiés qu’il revient de choisir le pays dans lequel  leur demande d’asile sera traitée. Mais il faut, par ailleurs, renforcer les voies légales d’immigration (travail, études) et conclure un « nouveau pacte avec l’Afrique ».

L’opposition parlementaire a répondu en ordre dispersé. Le parti populiste d’extrême-droite AfD a visé la politique migratoire. Die Linke, à l’extrême gauche, a choisi de dénoncer une perte de confiance dans les institutions et le creusement de fractures sociales. Au centre, le chef de file des libéraux du FDP, Christian Lindner, a reproché au gouvernement de ne pas apporter de « réponses aux problèmes du quotidien », notamment pour les classes moyennes.

Quoi qu’il en soit, le budget allemand pour 2018 devrait être définitivement adopté ce jeudi soir, avec un retard de plus de six mois en raison de la formation du gouvernement. Fidèle à la politique d’équilibre budgétaire, il prévoit 343,6 milliards d’euros de dépenses et met l’accent sur les investissements d’avenir (six milliards supplémentaires pour le rail, les routes, les réseaux numériques, les écoles et les jardins d’enfants), l’aide aux familles et au logement, la sécurité intérieure (plus de cinq milliards d’euros pour améliorer les équipements et recruter, notamment dans la police nationale) et la défense.

A.L.

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