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Ne pas oublier, ni détourner les yeux, ni se taire : MM. Maas et Çavuşoğlu rendent hommage aux victimes de Solingen

Heiko Maas et son homologue turc Mevlüt Çavuşoğlu devant le monument à la mémoire des victimes du drame de Solingen

Heiko Maas et son homologue turc Mevlüt Çavuşoğlu devant le monument à la mémoire des victimes du drame de Solingen, © Xander Heinl/photothek.net

30.05.2018 - Article

Lors de la commémoration des victimes de l’incendie commis à Solingen par des extrémistes de droite, le chef de la diplomatie allemande et son homologue turc ont donné un signal contre l’intolérance et le racisme.

25 ans après le drame de Solingen, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas, et son homologue turc, Mevlüt Çavuşoğlu, ont rendu hommage à la mémoire des victimes et appelé à lutter contre l’intolérance. « Nous pouvons tous faire quelque chose contre la discrimination, la xénophobie et le racisme », a déclaré M. Maas à Solingen. Il a appelé à se mobiliser jour après jour, en Allemagne et dans le monde entier, en faveur de l’humanité, la diversité et la tolérance.

Le 29 mai 1993, cinq filles et femmes d’origine turque avaient péri dans l’incendie de Solingen. Les incendiaires entretenaient des liens avec la scène d’extrême droite. Un monument fait de plusieurs milliers d’anneaux métalliques commémore le drame. Ils sont gravés du nom des institutions et des citoyens qui s’engagent pour la cohésion sociale et contre l’extrémisme. Lors de la commémoration commune, deux anneaux portant les noms des deux ministres des Affaires étrangères ont été ajoutés à la sculpture. 

« Partie intégrante de notre pays »

Les citoyens d’origine turque ne sont pas seulement les bienvenus en Allemagne, ils font « partie intégrante de notre pays », a souligné le ministre allemand, ajoutant qu’il était inacceptable que nombre de ces citoyens fassent aujourd’hui encore l’objet de discrimination. Toute forme d’intolérance et d’extrémisme doit être fermement combattue :

Tant que des incendies dévastent des mosquées, que des jeunes portant une kippa sont agressés en pleine rue ou que des homosexuels se promenant main dans la main se font tabasser, il n’y a pas lieu de lever l’alerte.

Une mémoire commune

Aborder les divergences dans un esprit d’ouverture et de dialogue est également essentiel en politique étrangère, a poursuivi le chef de la diplomatie allemande. Les opinions différentes entre la Turquie et l’Allemagne ne doivent pas signifier le rejet d’une mémoire commune, a-t-il conclu.

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