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Le ministère fédéral des Affaires étrangères au sujet de la situation au Burundi

Réfugiés burundais à Bujumbura

Réfugiés burundais à Bujumbura, © dpa

18.05.2018 - Article

Concernant le référendum constitutionnel qui s’est tenu hier au Burundi, une porte parole du ministère fédéral des Affaires étrangères a déclaré le 18 mai :

Les Burundais ont voté hier pour une nouvelle Constitution. Elle entraînerait un déplacement du pouvoir en faveur du parti du gouvernement. Le président en exercice pourrait rester en fonction jusqu’en 2034.
Le gouvernement fédéral prend acte de ce scrutin qui est contraire aux efforts déployés par les voisins africains du Burundi, l’Union africaine et les Nations Unies pour trouver une solution politique au conflit.
Depuis le début de la crise politique en avril 2015, le climat au Burundi est dominé par de graves violations des droits de l’homme et l’oppression de l’opposition politique. Plus de 420 000 réfugiés ont quitté le pays.
Certains des amendements proposés sont en contradiction avec les dispositions de l’accord de paix d’Arusha de 2000, qui avait mis fin à de longues années de guerre civile grâce à l’introduction de quotas entre Hutus et Tutsis et la séparation des pouvoirs. Cet accord constituait le fondement de la Constitution et misait sur la limitation des pouvoirs, le consensus et la réconciliation. Or l’adoption d’une nouvelle Constitution non établie sur le principe de l’inclusivité et le consensus entre toutes les forces politiques et au sein de la société le remet en cause.
Le gouvernement fédéral appelle donc le gouvernement burundais à continuer de respecter et d’appliquer l’accord d’Arusha en tant que gage de paix, de démocratie et de stabilité au Burundi. Il l’appelle également à accepter les entretiens de médiation conduits par la Communauté de l’Afrique de l’Est et à tout mettre en œuvre pour que ces entretiens aboutissent à un résultat n’excluant personne et orienté vers l’avenir.
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