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Un budget pour l'équité intergénérationnelle

La chancelière fédérale Angela Merkel s'exprime au Bundestag Angela Merkel a notamment défendu l'augmentation du budget consacré à la défense : « Ce n'est pas une question d'armement, mais d'équipement. »

La chancelière fédérale Angela Merkel s'exprime au Bundestag Angela Merkel a notamment défendu l'augmentation du budget consacré à la défense : « Ce n'est pas une question d'armement, mais d'équipement. », © Gouvernement fédéral/Bergmann

18.05.2018 - Article

Lors du débat général au Bundestag, la chancelière fédérale a expliqué pourquoi il convient de ne pas recourir à de nouvelles dettes. Elle voit dans les « nouvelles internationales inquiétantes » des défis particuliers et promet un engagement de l'Allemagne.

« Nous avons le taux d'emploi le plus élevé depuis la réunification et n'avons pas contracté de nouvelles dettes depuis 2014 », a fait remarquer la chancelière fédérale au début de son discours. Les efforts du gouvernement fédéral visant à continuer d'éviter tout nouvel endettement ne vont « absolument pas de soi ». En outre, l'Allemagne ramènera l'année prochaine, pour la première fois depuis 2002, sa dette à 60% du produit intérieur brut (PIB), soit le plafond fixé par le pacte de stabilité européen. C'est ainsi que l'Allemagne maintient le cap sur l'équité intergénérationnelle, selon Angela Merkel.

Nouvelles internationales inquiétantes

L'un des axes thématiques du discours de la chancelière fédérale était la politique étrangère et de sécurité. Le monde est devenu « moins sûr et plus complexe » et le contexte de la politique de sécurité a changé, a-t-elle affirmé. Mme Merkel a souligné l'importance de l'intégration de l’Allemagne dans l’UE et l’OTAN. « Un pays ne peut pas à lui seul garantir la sécurité », a-t-elle déclaré.

Elle a réitéré son appui à l'accord sur le nucléaire iranien. L'Iran remplit ses obligations souscrites dans le cadre de l'accord d'après les informations dont dispose l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a affirmé Mme Merkel. Du point de vue du gouvernement fédéral, il n'est pas juste de se retirer de l'accord dans ces circonstances, tel que l'ont fait les États-Unis. Cela est vrai même si l'accord n'est pas parfait et même si le programme balistique de l'Iran et ses actions en Syrie et dans d'autres conflits au Proche-Orient représentent une menace pour Israël. Néanmoins, les relations transatlantiques demeurent d'une importance fondamentale : « Elles doivent aussi pouvoir supporter des divergences de vues », selon la chancelière.

Renforcer la coopération européenne en matière de défense

La chancelière fédérale croit qu'il faut évoluer, au sein de l'UE, vers un renforcement de la coopération dans le domaine de la défense. Ici, l'Allemagne s'investira encore davantage. Angela Merkel a défendu l'augmentation considérable du budget consacré à la défense dans les années à venir : « Ce n'est pas une question d'armement, mais d'équipement », a-t-elle assuré. Les soldats doivent être suffisamment équipés pour pouvoir mener avec succès les opérations extérieures, tout en réussissant à faire face aux tâches croissantes relatives à la défense nationale et à la défense de l'Alliance.

Angela Merkel a également salué la volonté du gouvernement fédéral d’augmenter en parallèle et dans une même mesure les dépenses de défense et celles de l’aide au développement. Promouvoir le développement de l'Afrique, non seulement par le biais de ressources publiques, mais aussi, notamment, par des investissements économiques, constitue une tâche commune de l'Europe.

Les questions de gestion et de réglementation des migrations doivent être réglées au niveau européen. « Il s'agit d'un dossier qui nous occupera pendant plusieurs années, voire plusieurs décennies encore », a affirmé Mme Merkel. Pour réaliser ces tâches, il est important par ailleurs de renforcer l’agence FRONTEX.

La transformation numérique, le projet le plus ambitieux

La chancelière fédérale a qualifié la transformation numérique de projet le plus ambitieux pour l'Allemagne, mais aussi pour une Europe compétitive. Il s'agit de voir comment organiser la vaste mutation sociale liée à la transformation numérique. Jusqu'ici, les efforts déployés dans ce domaine ont été insuffisants.

« Il nous faut aussi mettre en œuvre de manière systématique la numérisation de l'administration. Chaque citoyen doit avoir accès à tous les services administratifs », a déclaré la chancelière, qui a également annoncé qu'auraient lieu sous peu des réunions du « cabinet du numérique » et du « conseil du numérique » récemment créés.

Une zone euro à l'épreuve des crises

Angela Merkel s'est également prononcée en faveur d'un renforcement de l'Union économique et monétaire. Un Mécanisme européen de stabilité élevé au rang de « Fonds monétaire européen » pourrait jouer un rôle important dans le développement d'une Union européenne à l'épreuve des crises, a affirmé la chancelière fédérale, qui a posé la question : « Qu'est-ce qui devrait être inclus dans le budget de l'UE et qu'est-ce qui ferait partie d'un budget de la zone euro ? »

Il serait difficile de marier un budget stable pour l'Allemagne avec une augmentation considérable des sommes que celle-ci verse dans les différentes caisses de l'UE. Comment concilier ces exigences fera également l'objet de discussions avec la France. Pour finir, Mme Merkel s'est dite confiante que les questions financières en suspens concernant le budget de l'UE et la zone euro pourraient être réglées d'ici au Conseil européen de juin.

En amont du Sommet sur les Balkans occidentaux de Sofia, qui débute demain, la chancelière a insisté sur la nécessité d’offrir à ces pays une perspective européenne.

Plus d'informations :

Perspectives d’adhésion des pays des Balkans occidentaux

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