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Climat cordial à Washington

La chancelière Angela Merkel a rencontré le président américain, Donald Trump, à Washington vendredi 27 avril

La chancelière Angela Merkel a rencontré le président américain, Donald Trump, à Washington vendredi 27 avril, © Gouvernement fédéral / Kugler

30.04.2018 - Article

Lors de sa rencontre avec le président américain, Donald Trump, la chancelière Angela Merkel a réaffirmé sa volonté d’accroître le budget consacré à la défense.

Oui, l’Allemagne est prête à prendre plus de responsabilités sur la scène internationale. C’est avec un message clair – et une réponse aux critiques de l’administration américaine - qu’Angela Merkel est arrivée vendredi dernier à Washington pour rencontrer Donald Trump. Le président américain l’a accueillie cordialement. Ils ont souligné l’importance des relations germano-américaines.

« La situation de l’après-guerre est révolue »

L’Allemagne, a indiqué la chancelière, assume les engagements pris au sein de l’OTAN relatifs au budget consacré à la défense. Celui-ci atteindra en Allemagne 1,3 % du PIB en 2019. Cela représente une progression importante même si la chancelière a reconnu qu’il fallait aller plus loin.

La chancelière allemande a offert au président américain une gravure en cuivre représentant une carte du Palatinat datant de 1705. Y figure notamment le village de Kallstadt, patrie des ancêtres allemands de Donald Trump
La chancelière allemande a offert au président américain une gravure en cuivre représentant une carte du Palatinat datant de 1705. Y figure notamment le village de Kallstadt, patrie des ancêtres allemands de Donald Trump© Bundesregierung/Steffen Kugler

Les propos de la chancelière répondent au souhait des États-Unis qui ont demandé à leurs partenaires de faire un effort supplémentaire. « La situation de l’après-guerre [lorsque beaucoup saluaient la retenue allemande sur la scène internationale] est révolue », a souligné Angela Merkel. Aujourd’hui, l’Allemagne est fière d’être le deuxième fournisseur de troupes au sein de l’OTAN. Outre l’engagement militaire, elle va augmenter dans les prochaines années sa contribution en matière d’aide au développement, de lutte contre les causes d’exode et d’engagement diplomatique.

L’accord sur le nucléaire iranien, un « premier pas »

La chancelière a également abordé avec Donald Trump deux dossiers brûlants : l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, dont Washington menace de se retirer le 12 mai prochain, et l’avenir des exemptions de taxes douanières aux États-Unis pour l’acier et l’aluminium européens.

Défendant l’accord avec l’Iran, elle a souligné qu’il représentait un « premier pas » et qu’il avait permis de ralentir et de mieux contrôler les activités nucléaires de Téhéran. Elle a toutefois concédé qu’il n’était « pas parfait », et qu’il fallait assurer la fiabilité de la position de l’Iran à long terme, au-delà de la durée de l’accord.

L’Allemagne entend donc poursuivre le dialogue avec les États-Unis et d’autres pays sur les questions qui l’inquiètent, à savoir le programme iranien de missiles balistiques et l’influence exercée par l’Iran en Syrie et au Liban. Angela Merkel a évoqué le sujet dès ce dimanche par téléphone avec le président français, Emmanuel Macron, et la Première ministre britannique, Theresa May.

Pour un commerce transatlantique équitable

Quant à l’avenir des exemptions douanières, « le président [Trump] décidera », a constaté Angela Merkel. Les exemptions de taxes douanières sur l’acier et l’aluminium dont bénéficie l’Union européenne [UE] expirent au 1er mai, et les Européens, malgré les efforts diplomatiques déployés, ne savent pas si elles seront reconduites.

En réponse aux critiques américaines, la chancelière a souligné que l’Allemagne avait déjà réduit son excédent de la balance commercial vis-à-vis des États-Unis et que, grâce aux conditions d’investissements favorables outre-Atlantique, les entreprises allemandes exportaient dans le monde entier plusieurs centaines de milliers de voitures produites par des salariés américains.

A.L.

Plus d’informations :

Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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