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Les femmes à l’ONU

Ursula Müller, sous-secrétaire générale au sein de l’ONU © UN Photo/Manuel Elias © UN Photo/Manuel Elias

Ursula Müller, sous-secrétaire générale au sein de l’ONU. , © UN Photo/Manuel Elias

09.04.2018 - Article

Ursula Müller est l’Allemande occupant le poste le plus élevé à l’ONU. Aux Nations unies, les femmes sont encore sous-représentées dans les hautes sphères de direction. Et cela doit changer.

Lorsque Kofi Annan a quitté son poste en 2006, il souhaitait être remplacé par une femme. Il en fut autrement : le Coréen Ban Ki-moon est devenu secrétaire général – et l’est resté pendant dix ans. C’est ensuite le Portugais António Guterres qui s’est installé au 38e étage du bâtiment de l’ONU à New York. En 73 ans d’existence, neuf hommes se sont succédé à la tête de l’organisation. Aux Nations unies, les postes à haute responsabilité restent aux mains des hommes.  

L’Assemblée générale de l’ONU préoccupée par la faible proportion de femmes

Depuis 1990, l’Assemblée générale s’est à maintes reprises déclarée « préoccupée » par le faible pourcentage de femmes. Mais rien n’y fait, deux échelons en dessous du secrétaire général, les hommes dominent encore : en 2017, ils occupaient plus de 70 % des postes à ce niveau.

Outre les considérations d’égalité, des raisons purement politiques plaident pour une plus grande participation des femmes : les missions de paix ont un effet plus durable lorsque davantage de femmes y participent, et il en est de même pour les progrès en matière de développement.

La parité d’ici à 2028

Le cabinet de conseil McKinsey a calculé que la croissance économique mondiale pourrait augmenter de 11 % si les femmes étaient mieux intégrées dans la vie active. Pour une organisation qui s’engage en faveur de l’égalité des chances, l’intérêt de ce chiffre n’est pas seulement arithmétique. António Guterres a en conséquence fixé un objectif pour l’ensemble des systèmes de l’ONU : atteindre la parité d’ici à 2028.

Ursula Müller mise sur l’égalité

Au cours des dix dernières années, l’Allemagne a presque toujours été représentée par une femme au sous-secrétariat de l’ONU. Il y a tout d’abord eu Angela Kane, qui, avant son départ à la retraite, était responsable du désarmement et depuis 2017, Ursula Müller, sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires.

« Je suis convaincue que les représentants de l’égalité et de la diversité vont s’imposer. »

Ursula Müller, parallèlement à l’administrateur du programme de développement Achim Steiner, est l’Allemande occupant la fonction la plus élevée au sein de l’ONU. Forte de plus de 30 années d’expérience au niveau international, elle a notamment travaillé auprès de la Banque mondiale, au ministère fédéral des Affaires étrangères et au ministère fédéral du Développement. 

Elle aussi considère qu’il y a un retard à rattraper en matière d’égalité : « aux Nations unies, nous sommes nettement à la traîne ». Aujourd’hui, il est nécessaire d’apporter encore plus de soutien aux femmes « afin qu’elles aillent de l’avant et assument davantage de responsabilités ». Ursula Müller ne pense pas que la progression des populistes soit un risque de retour en arrière. « Je suis convaincue que les représentants de l’égalité et de la diversité sont beaucoup plus forts et vont s’imposer. »

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